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Guinée : Quand le pouvoir se retrouve dos au mur ….

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Depuis le scrutin du 4 février, la Guinée s’est retrouvée de nouveau dans un cycle infernal de violence et de manifestations sociopolitiques entraînant des pertes en vie humaine et la destruction de biens privés. De la contestation des résultats des élections à la grève des enseignants, le gouvernement semble avoir du fil à retordre.

La Guinée semble renouer avec ses vieux démons au regard de la situation actuelle. Des manifestations de protestation contre les résultats du scrutin du 4 février à la grève des enseignants en passant par des propos haineux de certains leaders politiques, les populations guinéens ne savent plus à quel sein se vouer. Un spectacle désolant qui se déroule au nez et à la barbe des autres institutions de la république, notamment l’Assemblée nationale.

Fruit d’une cascade de processus de dialogue entre mouvance et opposition, l’organisation de ces électrisons communales longtemps attendues, n’a apparemment pas permis de surseoir à la crise politique en Guinée. Et pour cause, certains acteurs ne cessent de contester de la crédibilité du scrutin qui n’a pas d’ailleurs connu d’engouement au regard des reports de certains observateurs. Dans cette confusion incompréhensible du commun du guinéen qui n’aspire qu’à vivre dans la quiétude, les manifestations par endroit, aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays continuent d’émailler cette période post-électorale. De Kalinko à Conakry en passant par Marela, les conflits inter-communautaires ont encore repris. L’historique harmonie de vivre ensemble qui caractérisait certaines localités a fini par céder aux manœuvre politique.

Dans cet imbroglio politique est venus se greffée la sempiternelle revendication des enseignements. Un groupe du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), a repris sa grève, exigeant l’augmentation de 40% sur leur salaire. Sous la direction d’Aboubacar Soumah, ce groupe a réussi à paralyser le système éducatif malgré les nombreux appels et déclaration d’autres structures syndicales et organisation de la société civile. Une douche froide pour le gouvernement qui peine à déjà à gérer les cas de violence à travers le pays.

Face à cette situation, le gouvernement n’a d’autre choix que d’entreprendre des dispositions visant à sortir la Guinée de cette impasse qui n’a que trop duré. Régler les contentieux électoraux et mettant la CENI devant ses responsabilité et ouvrir un carde de dialogue avec les responsables du SLECG version Aboubacar Soumah, mais également avec d’autres structures syndicales.

Cette grève a déjà paralysé le système éducatif guinéen. Et face l’intransigeante des syndicats, le gouvernement a fini par ouvrir, sur instruction du président en personne, les négociations. Mais au regard de l’allure des échanges, rien ne semble  pour le moment  donner signe d’espoir.

Diallo Diallo

 

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