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Fête de l’indépendance : La Guinée après 59 ans d’indépendance

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Le 2 octobre 1958, la Guinée décida de prendre en main son propre destin à décidant de dire non à son colonisateur qui n’était autre que la France du général De Gaulle. 59 ans après, ce pays qui a été un des précurseur du panafricanisme et les indépendances en Afrique peine à réussir son décollage économique et social confronté à des cascades de crises politiques qui ne disent pas leurs noms.  

«Il n’y a pas de dignité sans liberté: nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage». C’est de par ces propos prononcés par le Camarade Ahmed Sekou Touré, que la Guinée s’adjugea l’audace de réclamer son indépendance à travers le referendum du 28 septembre 1958. Dans une synergie d’action et animé du simple désire de vivre librement son destin contre vents et marrées, la Guinée obtient son indépendance le 2 octobre 1958. Le «Non» de la Guinée à cette union se traduira de manière écrasante lors du référendum avec 1 million 136 324 voix contre 56 981, sur un total de 1 millions 203 875 votants pour 1 million 408 500 inscrits. Elle devînt ainsi le  premier pays l’Afrique francophone à arracher son indépendance et 82ème Etat membre des nations unies.

Depuis son indépendance, la République de Guinée commémore le 2 octobre de chaque année. Une occasion pour les guinéens rendre hommage aux pionniers, mais aussi de faire le point de son évolution et de son combat pour une émancipation africaine. Mais De Sekou Touré à Apha Condé en passant par Lansana Conté, la célébration de cette fête d’indépendance connait une certaine transformation. Si les deux premiers présidents ont centralisé la grande partie de cette fête dans la capitale avec des défilés civilo-militaire, l’actuel régime a plutôt pour la méthode tournante. Une démarche qui a, en dépit des difficultés rencontrées, permis un certain désenclavement de plusieurs localité de l’intérieur du pays, notamment à Boké, Nzérékoré, Mamou et Kankan. Même si ces célébrations dans ces localités n’ont pu se tenir à date, force est de reconnaitre qu’elles contribué à l’amélioration de l’image des régions et préfectures dans le pays.

L’historique et douloureux jour du 28 septembre

Le 28 septembre revêt  deux événements historiques qui marquent à jamais la République de Guinée. Il s’agit notamment du vote du Non à l’impérialisme français, mais également du massacre de manifestants au stade du même nom.

Le 28 septembre 2009, des mouvements civils organisent une manifestation pacifique pour demander à Dadis Camara de respecter sa parole et de ne pas se présenter aux présidentielles. Une foule de plusieurs milliers de personnes s’était rendu au stade à la demande de l’opposition pour protester contre le désir du président Dadis de se porter candidat à l’élection présidentielle.

A la surprise générale, les militaires ouvrent le feu sur les manifestants ainsi bloqués dans le stade sans possibilité de fuite. Ce massacre délibéré et manifestement planifié fait plusieurs centaines de morts. De plus, les militaires violent et enlèvent plusieurs dizaines de jeunes femmes, dont certaines seront libérées quelques jours plus tard après avoir subi des viols à répétition, tandis que d’autres disparaissent sans laisser de trace.

Aguibou Bell

 

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