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Région de Boké : Entre revendications et vandalismes !

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Depuis plus d’une semaine, la région de Boké est en proie à une crise sociale qui continu de paralyse ses activités quotidiennes sous le regard impuissant du gouvernement. Les jeunes de cette zone réclament une meilleure amélioration de leurs conditions de vie à travers des manifestations qui n’épargnent pas les édifices publiques encore moins, privés.

Si la ville de Boké s’est calmée suite à la satisfaction d’une de leurs points de revendications inscrites dans les 12 point d’engagement du gouvernement, il n’en n’est pas de même pour Kamsar et Kolaboui qui ont emboité cette démarche de protestation violentes. Dans ces localités, le désarroi semble prendre place où les manifestants règnent depuis quelques temps en maitre absolu. Routes barricadées, édifices publiques et privés brulés, sont entre autre l’image désolante qui caractérise l’ampleur de la colère des manifestants qui réclament à cris, le rétablissement de l’électricité dans leurs localités. Une situation qui semble échapper du moins  au contrôle des autorités qui peinent pour le moment à contenir ces manifestations et y rétablir l’ordre.

Dans ces localités, les jeunes manifestants exigent également les mêmes réclamations que ceux de la ville de Boké, notamment la fourniture en électricité et l’emploi pour les jeunes. Comme dans la ville de Boké, un autre accord de dernière minute a permis d’apporté une accalmie à Kamsar. Les jeunes ont pu parvenir à un compromis avec les autorités de la Compagnie de Bauxite de Guinée (CBG).

De Kamsa à Kolaboui, le printemps de révoltes des communautés pour une vie décentes se propage progressivement. Dans cette localité de Kolaboui, point de rentrée pour la ville de Boké et de Kamsar, les manifestants surchauffés n’épargnent aucun édifice public et privé. Des véhicules, le siège de la sous-préfecture et la gendarmerie ont été entièrement saccagés sans aucune intervention des autorités.

Cette manifestation de Kolaboui, au lendemain de la fin de celle de Kamsar, a d’abord commencé par un groupe de jeunes dans les environs de 23 heures. Ils se sont en suite emparés des locaux de la sous préfecture pour exprimer leur colère contre le manque d’électricité et d’emploi avant de les vandaliser. « Ils ont sorti les documents et les ont brûlés. Ils n’ont pas épargné mon  domicile et celui du sous-préfet. Là-bas, ils ont emporté les habits, les matelas et tous les objets de valeur. Ils  ont incendié le reste. Ils ont aussi touché les locaux du  Crédit Rural de Guinée (CRG). La gendarmerie et la police ont été toutes mises à sac », a expliqué un des responsables à un media de la place.

En plus des dégâts matériels, le bilan de ces émeutes de Kolaboui ont fait état de 17 blessés. Aux dernières nouvelles, la crise serait en passe d’être maitrisée grâce à l’intervention des sages de la localité en attendant la réaction du gouvernement.

La réaction ambiguë du gouvernement !                                                                                         

Face à cette situation qui envahie la zone de Boké, le gouvernement guinéen a haussé le ton dans un communiqué en date du 21 septembre dernier. Par la voix de son porte-parole, il s’est contenté de condamné ces manifestations avant de rassuré la population des zones concernées,  des dispositions prises pour assurer leur sécurité.

Si le droit de manifester est reconnue est appliqué sans restriction et conformément à la loi, il ne doit pas pour autant affecter la quiétude sociale. Le gouvernement Youla a déploré le déclanchement dans plusieurs localités de la région de Boké des mouvements caractérisés par des atteintes graves à la sécurité des personnes et de leurs biens, des attaques d’une rare ‘’violence’’ et symboles et représentants de l’Etat, des destructions d’édifices publiques et des biens de société privées. « C’est ainsi qu’au titre de ces nombreux événements enregistrés à Boké, on peut noter des attaques contre le personnel et des infrastructures de santé, des forces de défense, des entraves à la circulation sur des voies publiques, des tentatives de déboulonnage des rails des trains miniers et de fourniture d’eaux potables aux populations », a-t-il entre autre noté comme bilan.

Instituée en zone économique par le chef de l’Etat, à raison de la présence massive des sociétés d’exploitations des mines, la région de Boké est de plus en plus confrontée à des séries de crises liée à l’amélioration des conditions de vie de ses populations. Une situation qui interpelle les autorités dans leurs politiques de collaboration entre communauté autochtones et société minière. Au risque de revivre en permanences des manifestations.

Même si l’incivisme s’est emparé de cette manifestation, il y a lieu de revoir le contenu locale et la responsabilité sociétale des sociétés minières évoluant dans le pays. Il en est de même dans la stratégie de prévention et de gestion de ces crises par le gouvernement.

Diallo Diallo 

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