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Manifestation politique : L’opposition exige la ténue immédiate des élections locales

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Les leaders de l’opposition républicaine et leurs militants étaient de nouveau dans la rue ce mercredi pour dénoncer la gouvernance du régime actuel et réclamer l’application correcte des accords du 12 octobre dernier. Ces opposants ont marché de la route le prince à l’esplanade du stade du 28 septembre en scandant des slogans hostile au gouvernement.

La crise politique guinéenne se poursuit de plus belle. Les leaders de l’opposition n’en démordent pas face à leurs exigences qui concernent en partie, la ténue immédiate des élections locales. Du carrefour Cosa à l’esplanade du stade du 28 septembre en passant par Bambéto et Hamdallaye,  l’opposition et ses militants ont marché pour exprimer leur désaccord à la façon dont le pays est géré actuellement.

Comme il fallait s’y attendre, chacun des leaders a claché sur le pouvoir actuelle. Dans ce bain de foule de militants et sympathisants, Papa Koly Kourouma, Makanéra Kaké, Aboubacar Sylla et Cellou Dalein Diallo ont tour à tour dénoncé la mal-gouvernance du pays, caractérisé selon eux, par la corruption, la dégradation spectaculaire des routes, mais aussi le manque le manque d’engagement politique du pouvoir. « Cette marche est opportune dans la mesure où il s’agit d’une expression de notre ras-le-bol face au refus systématique du gouvernement d’organiser les élections communales. Ce refus est une violation grave de la constitution  dans la mesure où le calendrier électoral est constitutionnel », a déclaré Papa Koly Kourouma, président du GRUP.

Pour le chef de fil de l’opposition, le régime Condé ne comprend que la voie de la rue. Bien qu’il trouve leur démarche parieuse, le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), se dit engagé à poursuivre les manifestations jusqu’à la satisfaction finale de leurs revendication. « Pour obtenir l’organisation des élections législatives, on a marché pendant trois ans. Malgré tous les accords politiques, qui sont aux nombres de quatre ou cinq, à chaque fois, monsieur Alpha Condé  s’est dérobé de son devoir de respecter notre constitution », a-t-il dénoncé, avant de menacer de réclamer le départ d’Alpha Condé si leurs revendications ne sont pas prise en considération.

Par ailleurs cette marche de l’opposition républicaine n’a pas connu d’incidents considérables. A part quelques heurts constatés par endroit, notamment à Hamdallaye, celle-ci,  contrairement aux précédentes, n’a pas enregistré de perte en vie humaine encore moins de dégâts matériels. Selon le porte-parole du haut commandement de la gendarmerie, cette marche du 20 septembre a enregistré un cas de blessé dans le rang de manifestants. La victime aurait eut une fracture au niveau d’une de ses jambes.

Mais dans un communiqué du bureau exécutif de l’UFDG, cette manifestation a enregistré deux blessés par balles. Des propos aussitôt démenti par le commandant Mamadou Alpha Barry qui a indiqué que les forces de l’ordre n’étaient pas armés.

Ousmane Bangoura

 

 

 

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