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Zoom sur les marchés : Le Ramadan et son cortège de flambée des prix !

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La période du mois saint sonne toujours dans les marchés comme une occasion pour les commerçants et opérateurs économiques de se faire plain les poches. Partout dans le marché de Conakry, le prix des denrées alimentaires de première nécessité connaissent une montée de prix  exagérée.

Le riz, le sucre, l’huile d’arachide, la viande, les légumes…, sont des denrées à grande consommation dans le pays. Pendant le ramadan, ces produits sont souvent hors de portée, situant les populations dans une situation de difficulté face à ce mois de pénitence. Les prix des aliments sont doublés ou même triplés en ce mois saint de ramadan. Une situation qui inquiète les populations qui ne savent plus à quel sein se vouer.

Ménagère de son état, Fatoumata Sylla estime que l’Etat et les commerçants sont responsables de la hausse des prix dans le marché.  Cette trentagénaires qui fait quotidiennement son panier à dans le marché de Cosa, estime que le gouvernement doit prendre ses responsabilités afin de contrôlé la conformité des prix des denrées alimentaires.  « Les commerçants et marchandes sont sans pitiés. Ils n’ont pas d’état d’âme à augmenter le prix des aliments pendant le mois de ramadan. Les aubergines qui se vendaient à 1000 ou 2000 francs, se négocient en ce mois de ramadan entre 4000 et 5000 francs», dit-t-elle

Pour cette jeune étalagiste, le sac du riz Bengladesh a connu une montée vertigineuse. Depuis l’arrivée de ce mois saint, Binta Bah affirme que le prix de riz de bonne qualité vari entre 280 000 et 295 000 franc  guinéens selon les boutiques, soit 6000 ou 6500 francs le kilogramme. « Le sac du sucre coutait à 35000 fg. Avec le mois de ramadan, il se négocie entre 8500 à 9000 fg par kilogramme. Le prix du bidon de 20 litres huile d’arachide  vari entre 220000 à 240000 fg, soit  15000 par litre. L’huile de palme se négociait avant à 150 000 fg le bidon de 20 litres aujourd’hui, mais il débourser jusqu’à 200 000 fg pour l’avoir », a-t-elle indiqué, ajoutant entre que la viande et le poisson ne sont exemptes de cette réalité.

Dans cette situation de cherté effrénée des produits de première nécessité qui se déroule au nez et à la barbe des autorités, les commerçants importateurs pointe du doigt à l’inflation du coût des devises. Ils indiquent en outre la hausse des produits sur le marché international. C’est du moins l’argument justifié par  Oumar Barry, un des  commerçants importateurs  des produits de grande consommation qui indique ces augmentations dépendent aussi de l’Etat. « Si les prix sont denrées alimentaires ont connu une hausse dans le marché, ce n’est pas de notre faute.  Les frais de dédouanement des marchandises sont très chers.  Si on ne vent pas au prix qu’il faut, nous allons aussi perdes. L’Etat doit nous venir en aide aussi », a-t-il ajouté.

A l’annonce du moi de ramadan, le gouvernement, à travers le ministère en charge du commerce disait avoir pris des dispositions afin de réduire le prix des produits de grande consommation. Mais au regard des cris de cœur de populations, tout porte à croire que ces engagements ne sont que de feu de paille. Puis que la réalité dans les marchés donne une toute autre réalité au goût très amère pour les consommateurs et surtout en ce mois de pénitence.

Djaka Fofana

 

 

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