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Biométrisation des étudiants : les fondateurs d’universités réjettent les chiffres avancés par le ministre de l’enseignement supérieur

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La publication des statistiques provisoires de la biométrisation des étudiants des institutions d’enseignements supérieur publiques et privées qui sont composées des boursiers de l’Etat, dérange les fondateurs de ces IES privées. Au sortir de sa réunion de ce vendredi 03 mars 2017,  la Chambre représentative des de l’enseignement supérieur privé (CREUSUP), est aussi monté au créneau pour démentir  les chiffres issus de cette opération d’enrôlement biométrique donnés par le ministre de l’enseignement supérieur.

Les résultats issus de l’enrôlement biométrique des étudiants  des universités publiques  de la capitale et des boursiers de l’Etats suscite polémiques  dans les milieux de l’enseignement supérieur, des voix se lèvent. De la réponse du berger à la bergère, la  Chambre représentative de l’enseignement supérieur (CRESUP), privé ont déclaré que les chiffres livrés par le ministre au terme de cette opération d’enrôlement  sont contradictoires par rapports au nombre d’étudiants boursiers de l’Etat qui sont orienté vers leurs établissements.

Face à  cette situation, la CRESUP a demandé à que le ministre lui-même revienne sur ces chiffres. « Réunie ce jour en session extraordinaire, la Chambre représentative des universités privées (CRESUP), rejette ces chiffres et informe l’opinion nationale et internationale, que l’effectif réel de l’ensemble des universités privées dans les contrats officiels est de 25.711 étudiants. Nous rappelons que ces derniers chiffres sont du Ministère lui-même et constituent la base de paiement des boursiers l’Etat reçus dans les universités privées », a déclaré Mamadou Cellou Souaré, vice- président de la CRESUP.
Sur les 32 institutions d’enseignement supérieur de Conakry, la CRESUP déplore que deux parmi tant d’autres universités soit reprochées d’avoir plus de fictifs  que d’étudiants biométrisés.  « En outre les deux grands universités que le ministre a incriminée avoir 5.000 fictifs chacun à savoir l’université de Nongo Conakry (UNC) et l’université de Kofi Annan de Guinée (UKAG), ont des effectifs contractuels respectivement de seulement 3.465 et 3860 étudiants. Encore une fois, il est incohérent d’annoncer un nombre de fictif plus élevé que le nombre d’étudiants. La CRESUP souhaite que la diffrence entre l’effectif total annoncé et l’effectif contractuel soit 26.340 étudiants soit justifiée par le Ministre », a précisé le vice- président de la CRESUP.

Au cas où cette revendication ne sera pas prise en compte par le ministre Yéro Baldé, la CRESUP envisage des alternatives : « La CRESUP se réserve le droit, après concertation et analyse des implications de cette campagne médiatique de diffamation, qui porte gravement atteinte à l’honneur et à la dignité des université privées, de prendre, dans les jours à venir, toutes les dispositions qui s’imposent y compris l’arrêt éventuel des cours jusqu’à la clarification effective de cette situation ».

Avec cette autre réaction des fondateurs d’universités privées de
la capitale, tout porte à croire qu’un autre bras de fer commence entre l’Etat et les universités privées. Une situation qui pourrait encore affecter l’enseignement guinéen déjà fragilisé.

Oumar Sow

(00224) 666-526-606

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