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Vers la CAN 2023 : Quel contenu pour le PNDES à l’horizon 2020

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A l’initiative du ministère du plan et de la coopération internationale, notre pays va bientôt se doter d’un Plan National de Développement Economique et Social. Si la démarche est louable en soi, nous osons croire que cette fois-ci, ce travail de planification va concrètement aboutir. Depuis quelques années, nous avons enregistré l’élaboration de certains documents comme Guinée Vision 2010 au sortir de la retraite de Dalaba en 1996. Seize ans après, on peut valablement en tirer les enseignements.
Cette année, des démarches sont entreprises pour l’élaboration d’un Plan National de Développement Economique et Social à l’horizon 2020 dans la perspective du plan Guinée 2035. Faut-il le souligner maintenant le PNDES à l’horizon 2020 se situe à trois ans de l’organisation par notre pays des phases finales de la CAN 2023. Le problème est de savoir si ce paramètre a été intégré dans  la formulation du PNDES. Ce travail qui revient au ministère en charge des sports, consiste en relation avec le futur COCAN 2023 sur la base du calendrier des infrastructures à réaliser. Comme quoi, le PNDES devait être véritablement inclusif. Le chronogramme que le COCAN 2023 va établir représentera en soi un des volets  importants du PNDES. Il ne servirait à rien de procéder à une planification parallèle dans la mesure où l’organisation en elle-même de la CAN 2023 représente un programme de développement.  En effet, le cahier de charges de la CAF exige pour la catégorie des seniors un minimum de quatre sites de compétitions avec toutes les infrastructures annexes à savoir : un aéroport pour gros porteur, des réceptifs hôteliers, le signal satellite, des formations sanitaires, la sécurité, des stades de compétition et d’entraînement.Pour rappel, Conakry, Kankan, Labé et N’Zérékoré sont les sites de compétition identifiés par la fédération et le ministère en charge des sports.
Dans un souci d’harmonisation de nos politiques sectorielles et de la politique générale de développement, il serait judicieux pour nos sherpas d’avoir une approche globale et dynamique. Une démarche qui nous permettrait de réaliser de substantielles économies financières et surtout de temps. Cet argumentaire n’est pas une simple vue de l’esprit.  Il procède d’un réalisme et de l’expérience vécue par les pays qui ont déjà abrité ce genre de compétition. On ne le répétera jamais assez, le cas  du Mali devrait nous inspirer à plus d’un titre. Par le biais de la CAN 2002, ce pays a réalisé un programme de développement prévu initialement sur six ans en cinq ans. Un challenge que nous pouvons relever à condition qu’un environnement propice soit créé au futur COCAN 2023.
A l’horizon 2020, si la coordination est bien établie entre les différents ministères, notre pays aura fait un grand pas dans la satisfaction des conditions exigées par le cahier de charges de la CAF par  rapport à l’organisation de la CAN 2023. Il serait bien dommage qu’à l’horizon 2020  nos efforts de développement soient dispersés. Par ces temps de vaches maigres, les ressources financières se font de plus en plus rares. Ce postulat nous commande de gérer avec parcimonie les ressources internes mobilisées et les financements extérieurs.
Thierno Saïdou Diakité

 

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